Voilà, en ce moment la question que je me pose au sujet de ma pratique de la photographie. Plus généralement à propos de la photographie elle-même.
Parmi les millions de photographies qui sont présentées aux yeux de qui veut bien les voir à chaque instant à quoi servent celles que je réalise ? Quelle en est la valeur ? Probablement que je me pose trop de questions, surtout trop de questions dont la réponse n’existe pas. Le fait est que j’ai du mal à cerner ce que je fais. Il faut dire que je ne me facilite pas la tâche, je ne suis pas un spécialiste, je peux suivre plusieurs fils simultanément, c’est d’ailleurs un critère qui me définit bien. Du simple bloc-note visuel à une pratique purement plastique je peux passer du coq à l’âne en moins de temps qu’il n’en faut pour s’en rendre compte. Est-ce en soi un problème ? Pas forcément, mais ça peut en devenir un quand on s’interroge sur qui regarde mes photos et que peut il-elle en retirer. Là ça devient difficile. Le plus simple serait de me dire que si je je trouve une raison pour le faire quelqu’un pourra y trouver une bonne raison de les apprécier. Pif-Paf c’est bouclé. Ce serait un peu trop simple j’ai besoin de comprendre pourquoi.

Il y a systématiquement une forme de chaos qui s’installe dans mon travail quand on le considère comme un ensemble. Certaines de mes photos sont là pour témoigner d’un instant, d’une anecdote rencontrée sur mon chemin. D’autres sont le fruit d’une recherche visuelle, graphique, certaines voudraient raconter une histoire, du moins apporter l’étincelle d’une histoire que chacun pourrait poursuivre. Donc un chaos s’installe invariablement quand je tente d’apporter une cohérence à mon travail. Encore une fois rien de grave mais dans une société où il est plus facile d’arborer une identité indubitable qu’un visage flou je ne me facilite pas le boulot.

vélo dépecé

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